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mercredi, 17 décembre 2008

Nicolas Sarkozy : L’Europe m’a changé !

Nicols-Sarkozy.jpg"J’ai essayé de bouger l’Europe mais l’Europe m’a changé", la phrase qui a toute les allures de la petite phrase médiatico-historique, celle de Nicolas Sarkozy devant les eurodéputés à Strasbourg pour le dernier état de l’Union Européenne sous présidence française.

Médiatique ? Oui, puisqu’elle a vocation en politique intérieure française à renforcer l’image parfois un peu décornée du président de l’ouverture, du changement et de l’évolution. Cela souligne aussi, de manière cela dit incontestable, la stature européenne de l’hôte de l’Elysée qui a été félicité chaudement par bon nombre de ses collègues dont le 1er ministre belge, fin de semaine dernière, à l’issue d’un sommet européen aussi symbolique qu’important. A quelques encablures de la campagne électorale européenne, c’est toujours bon à prendre.

C’est donc une petite phrase éminemment politique aussi pour celui qui ne plait pas espoir de jouer un rôle central et moteur dans le renforcement d’une Union Européenne repensée à Paris, et suspendue à la fois à un nouveau referendum irlandais sur le plan institutionnel ou autre victoire française, et à une évolution des systèmes économiques et monétaires des 27 jugés trop indépendant par Paris.

 


Mais Nicolas Sarkozy poursuit encore devant le haut parlement "Je crois vraiment que chaque chef d’état et de gouvernement gagnerait à exercer de temps à autre cette responsabilité, il comprendrait qu’au-delà de ce qui nous différencie il y a tellement de choses qui nous rapprochent". Au-delà du constat sympathique et consensuel d’une telle phrase, il y a pourtant la très d’évoquer, à Paris et toujours mal dissimulée, d’une présidence tchèque à venir au 1er janvier qui serait le maillon faible des 27, trop tournée vers Washington et trop peu vers Paris. La Tchéquie réputée vouloir élargir encore l’Union à tous les pays des Balkans sous sa présidence, ce qui sera sans doute une nouvelle pierre d’échauffement au cœur de l’Union.

Cela dit pour sa 3ème intervention devant les eurodéputés, Nicolas Sarkozy leur a également rendus un hommage appuyé, "Le parlement a été un élément décisif pour obtenir des résultats" a-t-il dit, je voudrai même dire que ça était plus facile de discuter, travailler, négocier avec le parlement européen qu’avec tel ou tel autre interlocuteur sans préciser", a-t-il encore déclaré sous les rires.

Salué par les uns, majoritaires, et critiqué par les autres, il faut encore relever cela dit cet appel du leader des libéraux européens, le britannique Graham Watson qui a clairement invité le président français à lever le pied citant pour conclure un extrait d’une chanson de Carla Bruni-Sarkozy, C’est le temps de départ, retournez à d’autres étoiles et laissez-nous la fin de l’histoire. Il n’y a pas à dire, l’Europe a des lettres.

23:31 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nicolas sarkozy, parlement européen, eurodéputés, strasbourg, carla bruni

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