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lundi, 05 janvier 2009

France : Nouvelle polémique autour de l’hôpital public

Hopital-Public-France.jpgL’hôpital public est au cœur d’une nouvelle polémique en France. Certes, le sujet récurrent depuis quelques années, mais cette fois il a soulevé une émotion particulière, peut-être parce qu’on était à l’époque des fêtes ou bien parce que le débat surgissait en pleine crise et qu’il y avait un peu en lui quelque chose de la goutte qui fait déborder le vase. Toujours est-il que la mort d’un homme de 57 ans le week-end dernier, décès de faute d’avoir pu être hospitalisé à temps, a fait coulé beaucoup d’encre dans les journaux tout au long de la semaine, pour finir par glisser, c’était inévitable, sur le terrain politique.


L’hôpital public est au cœur d’une nouvelle polémique en France. Certes, le sujet récurrent depuis quelques années, mais cette fois il a soulevé une émotion particulière, peut-être parce qu’on était à l’époque des fêtes ou bien parce que le débat surgissait en pleine crise et qu’il y avait un peu en lui quelque chose de la goutte qui fait déborder le vase. Toujours est-il que la mort d’un homme de 57 ans le week-end dernier, décès de faute d’avoir pu être hospitalisé à temps, a fait coulé beaucoup d’encre dans les journaux tout au long de la semaine, pour finir par glisser, c’était inévitable, sur le terrain politique. Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche vers minuit. Un homme en détresse respiratoire, à son domicile de Massy dans la région parisienne, est pris en charge par le Samu avant d’être transféré au service d’urgences de l’hôpital de Longjumeau. Là, le patient fait plusieurs arrêts cardiaques que les médecins qui sont à son chevet parviennent à juguler, mais son état nécessite son admission dans un service de réanimation, et c’est là que le babless ! 24 hôpitaux sont sollicités durant toute la nuit dans toute la région parisienne sans que l’on parvienne à trouver un lit disponible. Finalement au petit matin au bout de 6 longues heures d’efforts, le service de réanimation de l’hôpital Lariboisière à Paris accepte d’accueillir le patient. Hélas, à ce moment là il est trop tard, l’homme vient de mourir. Alors certes son état était de toute façon très grave, et rien ne dit si il avait pu être hospitalisé plus vite dans les services adéquats il aurait forcément été sauvé. Mais l’image de cet homme, ballotté d’ambulance en ambulance de service en service durant toute une nuit à travers la région parisienne, a frappé les esprits d’autant que l’affaire intervenait quelques jours à peine après la mort d’un enfant de 3 ans à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, admis pour une simple angine et décédé à la suite d’une erreur de perfusion, une infirmière ayant confondu 2 flacons de produits. Il y a également cette évasion rocambolesque d’un schizophrène d’un hôpital de Marseille, un homme interné à la suite d’un meurtre particulièrement horrible et qui n’a plus être retrouvé que par hasard durant la nuit de la Saint-Sylvestre après plusieurs jours de cavale.
Trois affaires coup sur coup à quelques jours d’intervalle seulement, la polémique sur l’organisation du système de soins français ne pouvait que rebondir, et c’est bien ce qu’elle a fait. En grève depuis 3 semaines pour dénoncer le manque de personnel et de moyens, l’ Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) a saisi l’occasion de démontrer que son mouvement a été plus justifié que jamais, allant même jusqu’à évoquer un risque de "catastrophe sanitaire" en cette période de fêtes traditionnellement tendue et exigeant la mise en place, le plus rapidement possible, d’un véritable plan d’urgence. « Ces drames étaient évitables » ont également estimé les syndicats de médecins. L’opposition, qui évidemment n’en demandait pas tant, embrayait en rappelant avoir interpeller le gouvernement dès le 20 décembre sur la situation de saturation des services d’urgence et demandait des moyens supplémentaires. Alors que de son côté la ministre de la santé Roseline Bachelot dénonçait une exploitation politicienne, exploitation dont ne s’est pourtant pas privé le porte-parole de l’UMP (Le parti majoritaire), lequel a pointé du doigt la désorganisation provoquée par l’application des 35 heures à l’hôpital.
Polémique quant tu nous tiens …

16:55 Publié dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, polémique, hopital public, poltique

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