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samedi, 03 janvier 2009

L’humanitaire, l’autre arme qu’utilise Israël

Israel-humanitaire-gaza.jpgEn Israël, le conflit israélo-palestinien a un effet dopant sur la popularité d’Ehud Barak, le ministre de la défense ; et selon un sondage publié dans le quotidien israélien Maariv, 80 % des israéliens soutiennent sans réserve l’attaque déclenchée contre la bande de Gaza. C’est fort de ce soutien qu’Israël utilise toutes les armes psychologiques à sa portée comme ces milliers de tractes largués sur la bande de Gaza et qui appellent la population palestinienne à communiquer les emplacements des combattants du Hamas. Autre arme et elle n’est pas nouvelle celle-là, l’arme humanitaire, des camions d’aides entrent bien chaque jour à Gaza ; et même si la distribution est rendue très difficile sous les bombardements, l’argument est utilisé par Israël du moins vis-à-vis de l’étranger.


Une formule d’un conseiller du premier ministre Dov Weisglass disait il y a quelques semaines « Nous ne voulons pas affamer la population palestinienne de Gaza, nous voulons la soumettre à la diète », ce qui signifie beaucoup de chose. Cela veut dire d’abord que les israéliens maîtrisent complètement les points d’arrivée et de passage autour de Gaza, parce qu’ils peuvent faire entrer ou empêcher d’entrer n’importe quoi à Gaza notamment la nourriture et les médicaments. C’est donc une politique qui existe depuis des mois et des mois et qui consiste à serrer et étrangler Gaza. Le grand argument d’Israël, c’est de dire on se bat contre des terroristes qui sont le Hamas, et en fait Tzipi Livni l’a rappelé encore une fois sur le perron de l’Elysée en disant « Ce n’est pas une bataille simplement pour Israël, c’est le monde libre, c’est les européens ». À partir de là il est important que les israéliens disent qu’ils n’ont rien contre la population palestinienne, ils sont au contraire prêts à les aider, la preuve c’est qu’ils font passer des camions d’aides humanitaires (nourriture et médicaments) pour cette population palestinienne. Ce qui est évidemment un pur discours d’habillage et de camouflage de la réalité politique, mais qui est évidement de la poudre aux yeux pour les européens et pour les Etats-Unis. Dans le monde arabe ou ailleurs, on voit les choses beaucoup plus lucides. C’est vraiment un habillage de communication.

03:16 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : israël, gaza, humanitaire, arme, tzipi livni, dov weisglass, politique

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Commentaires

Que font les pays musulmans, les pays du Maghreb, ou d'Afrique pour résoudre réellement le problème qui dure assez trop longtemps à mon gout dans la guerre à gaza!!!!!
je suis indigné que ce soit des pays moins concernés qui essaient de trouver des solutions même si souvent ce sont que du camouflage, et que l'intérêt reste financier, politique et raciale!
je suis indigné par le contraste de solidarité qui émane de la population juive dans le monde par rapport à celui des musulmans.
Une guerre ne se gagne pas qu'avec des armes à feux, il existe l'humanité, l'amour, la solidarité, le courage, la franchise et c'est que si tous les états Arabes prennent leurs responsabilités et montrent leurs intérêts communs, à savoir la paix pour le peuple palestinien et que cet état ne sera plus un cible pour un état d'Israël qui veut écraser son voisin en attaquant la plus part du temps que des innocents!

Écrit par : sofiane | mercredi, 07 janvier 2009

Le malaise qu’on éprouve devant notre poste de télévision vient de notre incapacité à comprendre les règles du jeu au moyen orient. Ces règles sont certainement écrites quelque part dans les cerveaux des éditorialistes (effacé par moi. VS). Il n’y a qu’à écouter et regarder ces journalistes, envoyés très spéciaux, tentant de nous vendre la version d’un conflit dont les forces en présence seraient égales, entre l’une des armées les mieux équipées du monde, qui en plus est soutenue par la première puissance mondiale et entre un pays dépourvu de tout.

Depuis le début de l’intifada, les israéliens morts suite à des tirs de roquettes palestiniennes se comptent sur les doigts de la main. Autant dire qu’un israélien a plus de chance de mourir de la foudre que victime d’une roquette du Hamas. Pourtant on a fini par croire que les roquettes azedine alquassam mettaient en péril l’existence d’Israël.
On croyait, nous les naïfs, qu’un homme en valait un autre. On avait tort, preuve qu’on n’avait rien compris aux règles du jeu.
Ce sont ces règles qui font que la vie d’un soldat israélien n’a pas de prix. La vie d‘un soldat israélien justifie que 477 arabes soient assassinés et qu’une ville comme Gaza soit dévasté, sans qu’on y trouve rien à redire. voici, en exclusivité, ces règles que tout le monde doit avoir à l’esprit lorsqu’il regarde le journal télévisé le soir, ou quand il lit son journal le matin. tout deviendra simple.

Règle numéro 1 : au proche orient, ce sont toujours les arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.

Règle numéro 2 : les arabes, palestiniens ou libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.

Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.

Règle numéro 4 : quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.

Règle numéro 5 : les palestiniens et les libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépassent pas trois soldats.

Règle numéro 6 : les israéliens ont le droit d’enlever autant de palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 11000 prisonniers à ce jours dont près de 400 enfants). Il n’y a aucune limite et n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique « terroriste ».

Règle numéro 7 : quand vous dites « Hezbollah ou Hamas », il faut toujours rajouter l’expression « soutenu par la Syrie et l’Iran ».

Règle numéro 8 : quand vous dites « Israël », il ne faut surtout pas rajouter après : « soutenu par les Etats-Unis, la FRANCE et l’Europe », car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

Règle numéro 9 : ne jamais parler de « territoires occupés », ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur de france info.

Règle numéro 10 : les israéliens parlent mieux le français que les arabes. C’est ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.

Règle numéro 11 : si vous n’êtes pas d’accord avec ses règles ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un dangereux antisémite.
Il y a 1 jour

Écrit par : gaza help | lundi, 19 janvier 2009

 
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