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vendredi, 02 janvier 2009

Italie : Le sauvetage de la compagnie aérienne Alitalia

Alitalia-Sauvetage.jpgQu’avez-vous fait de plus coûteux cette année 2008 ?
Participé au sauvetage d’Alitalia.
La petite histoire fait partie de la liste des faits marquants de l’année 2008 qu’avait publié le plus important quotidien de la péninsule le Corriere della Sera. Effectivement le sauvetage de la compagnie nationale aérienne (Alitalia), au bord du gouffre, par un consortium d’entrepreneurs rigoureusement italien aura coûté cher aux contribuables italiens.


Quelques 3,1 milliards d’euros à ajouter, pour être précis, aux 5 milliards investis à perte par l’état dans la compagnie au cours des 10 dernières années. Le calcul est vite fait, le sauvetage d’Alitalia a coûté 172 euros par italien, bébés compris. Car pour les 1,052 milliards d’euros versés pour acheter les 49,9 % possédés par l’état, les repreneurs patriotes ont eu droit à la "good campany" comme on dit en Italie, soit la partie rentable de la compagnie (appareils et destinations). Tout le reste, à commencer par les centaines de millions d’euros de dettes accumulées par des décennies de gaspillage, ainsi que les 3200 suppressions d’emplois, a été destiné à la "bad campany", la moelleuse partie qui elle, devinez un peu, a été mise mis sur le dos du contribuable. Si l’on ajoute qu’en avril dernier encore Air France était disponible à racheter Alitalia, good et bad campany confondues, pour environ 1,7 milliards d’euros, on comprend pourquoi. Alors l’histoire du sauvetage coûteux de l’italianité d’Alitalia voulu par Silvio Berlusconi en pleine campagne électorale pour se faire beau, fait rire amer aujourd’hui les italiens. Seule consolation si l’on veut, c’est que le 13 janvier prochain (date du baptême de l’air de la nouvelle compagnie), c’est qu’elle s’appellera tout simplement Alitalia en gardant ainsi le vieux nom. Elle sera certes plus allégée par rapport à l’ancienne Alitalia, avec 70 destinations dont 23 nationales, 34 internationales et 13 intercontinentales, soit 670 vols quotidiens contre les 1050 actuels de l’ancienne Alitalia sans compter ceux d’Air One qui entre dans la nouvelle compagnie nationale. Mais le plus drôle, c’est le nom du partenaire qui devrait entrer prochainement en position minoritaire dans le capital, Air France.

17:32 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : italie, alitalia, air france, air one, compagnie aérienne, économie, silvio berlusconi

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