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mercredi, 13 août 2008

Visite historique du président libanais en Syrie

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Si l’attaque perpétrée à Tripoli au Liban n’a donc pas encore été revendiquée, une chose est sure, la date n’a pas été choisie au hasard, puisque c’est précisément aujourd’hui que le nouveau président libanais doit rencontrer son homologue syrien. Les deux hommes étaient à Paris le mois dernier pour le sommet sur l’union pour la méditerranée, mais aujourd’hui la rencontre a eu lieu en Syrie, elle est donc véritablement historique.


Depuis trois ans, les rapports entre le Liban et la Syrie sont au plus bas, au plus mal, et traditionnellement, ce sont des rapports qui sont beaucoup plus étroits. Il y a eu beaucoup de choses dans cette relation libano-syrienne, il y a eu des relations tumultueuses, il y a eu une période de domination syrienne sur le Liban qu’on appelle la tutelle ou un mandat syrien sur le Liban, il y a eu surtout, cette période qui a suivi l’assassinat du 1er ministre Rafiq Hariri qui a donné naissance à une sorte de guerre froide qui s’est installée entre le Liban et la Syrie, une majorité politique au Liban qui, pratiquement d’une certaine façon, appelle ou œuvre au renversement du régime syrien.

Il était donc temps que cette relation commence à trouver la voie d’un assainissement, et l’élection de Michel Sleiman suite à l’accord de Doha, qui, on s’en souvient, a mis fin aux affrontements de Beyrouth, et qui a évité au Liban probablement l’entrée dans une guerre civile, cette élection donc était l’un des leviers nécessaires pour pouvoir justement remettre cette relation sur des rails plus ou moins normaux, pourquoi ?

1 – Parce que la Syrie a contribué plus ou moins à la sortie de la crise au Liban à travers l’accord de Doha, mais aussi à travers d’autres mesures.

2 – parce que le président Michel Sleiman est un homme qui a des relations de confiance avec la direction syrienne, il était commandant en chef de l’armée, du temps ou la Syrie était dominante au Liban, il a donc une relation qui lui permet peut-être de demander aux dirigeants syriens beaucoup de choses.

3 – parce que la position de la Syrie dans la région et au Liban a considérablement changé depuis quelques mois, avec tout d’abord, l’ouverture occidentale sur Damas qui a été couronnée par la visite de Bachar al-Assad à Paris le 14 juillet, aussi la reprise du canal de négociations entre Israël et la Syrie à travers la médiations turque.

Tous cela donc fait que cette visite n’est pas du tout un épiphénomène, c’est une visite importante, bien sur elle va laisser un goût amer chez certains libanais qui pensaient qu’on était parti pour une longue période de lutte entre la Syrie et le Liban, et que peut-être le régime syrien était sur la voie de la disparition, mais pour d’autres libanais, elle augure peut-être de quelque chose de positif, dans la mesure ou tout le monde aujourd’hui au Liban est on ne peut conscient du fait que rien ne peut se faire au Liban sans la Syrie.

 

 

20:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liban, syie, relations libano-syriennes

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