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lundi, 28 juillet 2008

Barack Obama a vraiment la Baraka !

377275242.jpgLa tournée internationale d’Obama a été un triomphe et le rapproche un peu plus de la maison blanche.

En visitant 7 pays, il a voulu prouver qu’il avait l’étoffe d’un président fiable, et réduire au silence ceux qui l’accusent de naïveté en matière de politique étrangère. Il avait de toute évidence préparé ce voyage avec le même soin dont il avait fait preuve pour s’assurer l’investiture. Les républicains qui l’attendaient au coin du bois, ont vu leurs espoirs déçus, le voyageur n’a pas commis la moindre erreur, et il regagne Washington avec cette stature internationale qu’il est allé cherché de Kaboul à Paris. Un sans faute qui a plongé son rival John McCain dans une colère rentrée.


Au cours de son déplacement, Barack Obama a voulu faire passer 3 messages :

Le premier, c’est que la guerre que les Etats-Unis doivent gagner maintenant, c’est celle qui se livre en Afghanistan et non pas en Irak, cette guerre là est pour lui pratiquement terminée, s’il est élu, il veut rapatrier les forces américaines en 16 mois et envoyer 2 brigades en Afghanistan. Bush et McCain sont d’accord avec lui sur la nécessité de renforcer les effectifs dans la lutte contre les Talibans et Al-Qaida, mais ils diffèrent avec le sénateur afro-américain sur la question de la sortie de l’Irak. Coup de chance pour Obama, le 1er ministre Irakien Nouri Al Maliki dans une interview au magazine allemand Der Spiegel, confie qu’il aime bien l’idée d’un retrait des GI dans les 16 mois, cette déclaration qui a irrité l’administration Bush, est toutefois atténuée un peu plus tard par un porte-parole irakien qui fait état d’une erreur de traduction, et avance 2010 comme date possible d’un départ des américains. George Bush lui-même évolue ! puisque le jour même ou Barack Obama s’envolait pour le Moyen-Orient, tout en continuant de s’opposer à un calendrier, il évoquait avec Al Maliki un horizon au-delà duquel les troupes de combats auraient quitté l’Irak, mais évidemment comme l’ont noté les commentateurs politiques, l’horizon est une ligne imaginaire. Autre coup de chance pour Obama, la présence pour la 1ère fois d’un américain William Burns le numéro 3 du département d’état, aux négociations sur le nucléaire entre le groupe des 5+1 et l’Iran à Genève, et aussi la rencontre à Singapore avec Condoleezza Rice et le représentant de la Corée du nord, cela a donné l’impression qu’une administration qui jusqu’à lors refusait tout dialogue avec ses adversaires, suivait finalement le conseil d’Obama qui était aussi celui de John Kennedy "Il ne faut pas avoir peur de négocier avec ses ennemis". En Irak le sénateur a eu des entretiens avec le général Petraeus qui bien sur ne partage pas ses vues sur un retrait trop rapide, mais lors d’une conférence de presse en Jordanie, il a habilement répondu que s’il était à la place du général, il serait du même avis, ajoutant que s’il est président il devra tenir compte d’autres facteurs aussi. La seule petite faute peut-être commise par le candidat, et qui lui a été sévèrement reprochée par McCain, c’est son refus de reconnaître que l’envoi des renforts a contribué à diminuer la violence. Si Obama rend hommage aux militaires, il estime que le cessez-le-feu ordonné par Moqtada Al Sadr et la révolte des Sunnites contre Al-Qaida, ont aussi joué un rôle tout aussi important. Lors de sa visite à Jérusalem et Ramallah, il a évité les écueils, il a vu les dirigeants israéliens mais aussi les palestiniens, exercice toujours périlleux qui ne veut pas s’indisposer l’électorat juif qui a encore certaines réserves à son égard, il a promis aux uns et aux autres qu’une présidence Obama, redonnerait aux Etats-Unis un rôle plus actif pour trouver une solution au problème israélo-palestinien, c’était son second message.

Son troisième adressé aux européens, un retour à la coopération et à l’amitié transatlantique pour résoudre les problèmes communs, que ce soit le danger d’un Iran nucléarisé, le terrorisme ou le changement climatique. L’adoration de 200.000 berlinois venus l’écouter en dit long sur la préférence des européens dans la prochaine élection américaine.

Pour John McCain l’amertume est compréhensible, quand il a fait sa tournée internationale en mai, il n y avait pas une horde de journalistes pour le suivre. Quand Obama était à Jérusalem, McCain était à Bethlehem, mais Bethlehem en Pennsylvanie. Quand son rival était ovationné à Berlin, il visitait un village d’immigrants allemands mais dans l’Ohio.

Se moquant de l’adulation réservée à Obama par les masses et les médias, un chansonnier a dit « lorsqu’il était en Israël, Obama est retourné à Bethlehem son lieu de naissance ».

Le très catholique John McCain peut difficilement rivalisé avec la réincarnation de Jésus Chris Superstar.         

03:47 Publié dans Monde, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : barack obama, john mccain, bush, politique

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Commentaires

Bonne chance à cette Amérique qui se redécouvre
Attractive pour laisser libre ses aspirations.
Rendons hommage au pays qui s’ouvre
A l’élan le plus improbable pour nos générations :
Croire au changement d’ère après cette
Kaléidoscopique campagne pour victoire nette.

Osons nous inspirer de ce nouveau départ
Bénéfique malgré la kyrielle d’épreuves à l’horizon :
Aride récession, interminables conflits, horreurs sans fard,
Mais, aujourd’hui, un charismatique ton de saison.
A nos grand-mères, ultime hommage : il n’est pas trop tard !

Écrit par : Decrauze | mercredi, 05 novembre 2008

 
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