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mardi, 27 mai 2008

Maroc, le verdict est tombé dans l’affaire de l’immeuble effondrée

Huit condamnations de 1 à 3 ans de prisons ferme, c’est le verdict rendu au Maroc par le tribunal de première instance de Kenitra dans l’affaire de l’effondrement d’un immeuble en construction, c’était le 16 janvier dernier, lourd bilan, 18 morts et 25 blessés.

Une tragédie de plus qui fait trembler depuis janvier dernier tout le milieu de la construction au Maroc, l’immeuble en cours d’édification s’était écroulé sur ses ouvriers, notamment en raison de la hauteur excessive du rez-de-chaussée dépassant les 6 mètres au lieu de 4 à 5 mètres prévus dans les plans.


Immédiatement pointés du doigt, le promoteur et le chef du bureau d’études poursuivis d’homicide involontaire et non respect des règles de construction, ont été condamnés respectivement à 3 et 2 ans de prison ferme, l’architecte écope lui d’1 ans, mais comme l’indique le jugement rendu hier soir à Kenitra, ils ne sont pas les seuls mis en cause, le chef du chantier écope également d’1 ans et demi de prison, le directeur technique de la cimenterie engagée pour les travaux et le responsable des armatures de béton sont également condamnés à une année de détention.

En fait c’est toute la chaîne de construction qui remise en cause par cette affaire, l’enquête a révélé une fois de plus les carences d’un système de contrôle régi par une loi datant de 1913 et complètement obsolète, selon de nombreux spécialistes, les contrôles sur les matériaux utilisés et sur l’exécution des travaux, suivent une chaîne rarement respectée par les promoteurs, car souvent facultative ou contournable, les pouvoirs publics, communes, agences urbaines et wilayas ne contrôlant souvent que les plans, et encore chacune avec leur propres grilles  d’évaluation, incohérences auxquelles s’ajoute la corruption pour accélérer l’obtention des autorisations et l’exécution souvent trop rapide des travaux pour respecter les délais, situation face à laquelle le gouvernement a promis un nouveau code de construction qui doit être prochainement adopté, en attendant une circulaire ministérielle vient d’être signée pour lutter contre les constructions illégales et professionnaliser le secteur, les Walis, gouverneurs, inspecteurs régionaux et directeurs d’agences urbaines sont ainsi appelés à faire respecter les lois et à veiller au suivi des chantier, les constructions illégales représenteraient aujourd’hui au moins 12 % du bâtis au Maroc.      

22:22 Publié dans Maroc | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maroc, kenitra, immeuble, prison, construction bâtiment

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