Avertir le modérateur

vendredi, 04 avril 2008

Ingrid Betancourt contre des guérilleros

c881b856844be9af900617f8c47ea06c.jpgEn Colombie, la réponse de la guérilla des FARC à la demande de libération d’otages dont  Ingrid Betancourt très malade, les FARC excluent toute libération qui ne se fasse pas dans le cadre d’échange avec des guérilleros emprisonnés.

L’émission humanitaire envoyée par la France est bien arrivée en Colombie, une mission française, espagnole et suisse qui doit tenter d’approcher les otages des FARC malades, dont la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt, son état de santé aurait très critique.

L'incertitude et la prudence des responsables politiques, voilà le climat qui entoure le début de la mission humanitaire envoyée par la France en Colombie, alors que les diplomates et médecins qui la composent, attendent maintenant le fameux contact espéré avec les FARC.


Depuis le sommet de l’OTAN à Bucarest, le président français n’a fourni aucun détail sur le déroulement de cette mission, une discrétion à la mesure de la complexité de la tache qui attend les diplomates sur place, rappelle le ministre des affaires étrangères, lequel se borne a déclaré « nous entrain d’essayer, d’essayer d’essayer encore, il n’y a rien d’autres à faire », et la tache s’annonce en effet extrêmement délicate, au vu de la première réaction des FARC, l’un de ses hauts dirigeants vient de déclarer qu’il n’y aurait pas de libération d’otages sans échange avec des guérilleros emprisonnés, la récente remise en liberté unilatérale de 6 personnes retenues par la guérilla marxiste, ne sera donc pas réédité pour Ingrid Betancourt sans contrepartie, il se dote au moins précisent les FARC. Après l’opération coup-de-poing menée récemment par l’armée colombienne en Equateur où elle a tué le N° 2 de l’organisation Raul Reyes, opération qui complique bien sur toute nouvelle tractation et qui renvoie les 2 parties et les médiateurs à la question centrale de toutes les négociations précédentes, à savoir l’échange entre les 40 otages dits politiques des FARC et les 500 guérilleros réclamés par le mouvement marxiste ; bien que se disant favorable devant les cameras, le président Uribe n’a jamais accepté un tel échange, incertitude renforcée par le fait que les FARC n’ont de leur coté guère tenu leurs promesses de cesser les enlèvements, notamment de personnalités politiques ; unique pointe d’espoir, l’annonce par les autorités colombiennes d’une suspension des opérations militaires dans la zone ou est sensé se trouver Ingrid Betancourt, une région tropicale située à 550 Km au sud-est de Bogota et où la mission humanitaire se tient prête à se rendre.

Le président français a réaffirmé qu’il était prêt à venir lui-même en Colombie pour obtenir la libération d’Ingrid Betancourt, Nicolas Sarkozy qui a reçu l’appui de son homologue vénézuélien Hugo Chavez, le très médiatique médiateur des récentes libérations d’otages des FARC s’est dit prêt à l’accompagner sur place.

 

19:39 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ingrid Betancourt, FARC, Nicolas Sarkozy, Hugo Chavez, Otages Farc

Pour recevoir les mises à jour, saisir votre email

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu